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Lexique

 ACCOUDOIR. Partie de la garniture sur laquelle on pose les coudes. Garniture qui peut aussi être placée sur le haut d’un dossier d’une voyelle, d’une voyeuse ou d’un prie-Dieu.

 ACCOTOIR. Partie  d’un siège située sur le côté du fond et servant à s’accoter, c’est-à-dire à s’appuyer de côté. L’accotoir peut comprendre le bras, la console d’accotoir, et éventuellement, une joue garnie ou cannée.

 AMPLEUR. Supplément d’étoffe pour permettre d’obtenir une apparence de volume :

a)    en garniture : supplément d’étoffe ou de toile blanche pour une garniture capitonnée permettant la formation des plis pour obtenir le volume souhaité.

b)    En couture : supplément d’étoffe nécessaire pour former les têtes de rideaux froncées ou plissées ou donner la forme et le volume d’un drapé.

 ANGLAIS.

a)    modèle de fauteuil à bois recouvert de la moitié du XIXe siècle

b)    forme de bourrelet sur les fauteuils de la fin du XIXe siècle ; gros bourrelet débordant sous lequel part la plate-bande de la couverture.

 ANGLESER. Opération permettant une finition invisible :

a)    sur un support fixe on utilise une bande de carton rigide de 1,5 cm placée sur l’envers de l’étoffe et fixée à la semence ou à l’agrafe avant de rabattre le tissu ;

b)    sur un support souple on réalise une couture à points cachés ou une couture machine sur l’envers des étoffes.

 APIECEMENT. Pièce rapportée à une étoffe, de même nature, pour l’élargir. Généralement les apiècements sont cousus symétriquement de part et d’autre de l’axe.

 APLOMB. Verticale donnée par le fil à plomb (couture de tenture murale ). L’aplomb d’une garniture : position par rapport à la ceinture d’un siège.

 APPOINTER. Poser des semences sans les enfoncer définitivement pour mettre en place les toiles ou les étoffes. Les semences peuvent être retirées à tout moment (désappointer).

 ARBALETE. Partie avant de la ceinture de certains sièges, particulièrement les sièges Régence et Louis XV ou Louis Philippe et Napoléon III.

 ARMURE. Entrecroisement des fils de chaîne et des files de trame d’une étoffe.

 ASSISE

a)    hauteur du fond par rapport au sol selon la destination du siège ;

b)    caractéristique de la souplesse de garnissage.

 ATTACHE. ( toile d’ ). Bande de toile préenduite de colle pour faciliter l’assemblage de deux morceaux de mousse ou consolider un collage sur un angle ou pour fixer le bord de la mousse sur son support. Cette bande est aussi appelée bande de jonction ou de fixation.

 BATI. Structure du siège que l’on garnit. Synonymes : carcasse, fût, bois de siège.

 BERGERE. Fauteuil spacieux et confortable du XVIIIe siècle. Le fond comprend le plus souvent un coussin, le dossier est en cabriolet ou en gondole et comporte deux joues sous les bras sur lesquels sont placés les manchettes.

 BI-CONIQUES. Ressorts les plus couramment utilisés pour la suspension des sièges.  Sont appelés ainsi en raison de leur forme en double tronc de cône inversé.

 BISONNE (toile ). Toile de lin naturel ne subissant aucun traitement de teinture. Elle sert de contre- fond ou à habiller des parties dissimulées (dessous de coussin).   

 BLOUSE. Gainage fixé sur certaines parties en bois d’un siège à fond suspendu pour les dissimuler. La blouse est surtout utilisée sur les façades de console d’accotoir.

 BOISSON. Léger excédent de toile ou d’étoffe provoqué par une mauvaise tension.

 BOLDUC. Petite bande de toile de 3 cm de large rapportée sur l’envers d’une étoffe pour permettre une fixation invisible dans un angle, une bosse d’un fauteuil crapaud.

 BOMBE. Léger arrondi  sur le dessus d’une garniture que l’on accentue plus ou moins selon le style.

 BORNE. Siège circulaire multiplaces à dossier central (seconde moitié du XIXè siècle).

 BOSSE. Renflement dans la garniture des dossiers pour soulager la colonne vertébrale au niveau des reins. Bosse corsetée pour les fauteuils crapaud.

 BOSSETTE. Grosse semence à longue pointe carrée à tête légèrement arrondie.

 BOUFFETTES. Pompons constitués de fils de coton de même longueur rassemblés au centre par un fil. Elles se placent  sous les fils de serrage de coussin ou de matelas.

 BOULOCHER. Se dit de la ouate se mettant en boule par suite de frottement. La même réaction est constatée pour certaines étoffes, généralement en fibres synthétiques.

 BOUT DE PIED. Siège d’appoint se plaçant contre un fauteuil pour allonger les jambes. A l’origine tabouret très bas pour isoler les pieds du sol.

 BOUTONNEE. Se dit d’une garniture de sièges ou de coussins sur laquelle sont posés des boutons pour la décorer.

 BOURRELET. Bord de la garniture épousant la forme de la ceinture, formé pat le piquage du dernier point de la garniture. Il est piqué plus ou moins gros selon le style.

 BRIDGE. (fauteuil de). Fauteuil de jeu de la première moitié du XXe siècle souvent de confection industrielle.

 CALIBRE. Morceau de papier ou de carton découpé selon une forme précise permettant de reproduire une garniture ou de couper des morceaux d’étoffes identiques. Le calibre permet l’exécution d’une tapisserie à une dimension donnée, ou de découper une peau avant la couverture.

 CAPITON. Au début du XVIIIe siècle, bourre de soie servant au boutonnage des coussins ou des garnitures. Au milieu du XIXe siècle désigne une garniture exécutée en crin animal agrémentée de creux et reliefs maintenus par une répartition de boutons.

 CARDER. Action de démêler le crin. Pour lui conserver ses qualités il est cardé à la main.

CARDEUSE. Machine à << ouvrir le crin >> en vrac ou la laine. Machine à tambour ou à disque. Les anciennes cardes, planches hérissées de pointes que l’on tenait dans les mains, sont devenues cardeuses à balancier.

 CARRE. Angle de la ceinture d’un siège (abattre la carre  correspond à faire un chanfrein). La carre d’un bourrelet est l’emplacement où se pose le passepoil.

 CARRE. Echantillon d’un demi-lé et d’une hauteur égale à celle du raccord pour en apprécier le motif. Il faut tenir compte des ourlets qui dissimulent souvent une partie du raccord.

 CARREAU. Coussin placé sur la chaire au XIIIe siècle. Devenu ensuite carreau piqué. Il se pose sur les fonds de chaise ou de fauteuil canné.

 CARRELET. Grande aiguille du tapissier servant au piquage (droit, courbe, demi-courbe ou double pointe ).

 CARTISANE. Elément de passementerie généralement deforme circulaire. Fils montés sur un moule. Permet de dissimuler des semences sur un siège (les crosses), un raccord de coutures sur un décor de fenêtre ou sur un dessus de lit.

 CEINTURE. Ensemble des traverses reliant les pieds et les montants du dossier sur lesquelles repose la garniture. Les formes de ceintures sont variés.

 CHANFREIN. Emplacement fait à la râpe sur le dessus de la ceinture où vient reposer la tête de la semence au moment du rabattage de la garniture.

 CHARGE. Quantité de crin disposée sur le siège pour former la garniture.

 CHASSIS. Cadre de bois mobile placé en feuillure sur la ceinture. Il existe aussi des châssis fixes de dossier

 CHEMIN. Répartition des motifs principaux sur la largeur de l’étoffe en une ou plusieurs rangées. Cette répartition est importante pour la disposition des motifs sur les différentes parties du siège.

 CLOISON. Séparation ménagée à l’intérieur d’un coussin pour éviter le déplacement du duvet ou de la plume.

 CLOU DECORATIF.  Clous dont les têtes ont des formes variées, servant à la finition des sièges.

 CLOUTAGE. Action d’enfoncer les clous décoratifs.

 CONFIDENT. Siège en Forme S à deux places, pour la conversation, dont l’origine remonte au XVIIIè siècle ; très en vogue sous Napoléon III

 CONTRESENS. Emploi d’une étoffe dans un sens inverse à celui du sens de la chaîne soit pour éviter des coutures, soit pour donner un reflet différent dans le cas de certaines étoffes.

 CONTRETOILE. Toile forte en principe tendue pour renforcer les parties sans garnitures recevoir une étoffe (accotoir ou dossier extérieur).

 CORSET. Bosse d’un siège à dossier circulaire type crapaud que l’on forme avec la toile forte en  exécutant des pinces pour assurer la tension.

 COUTIL. Tissu de coton appelé vulgairement << toile à matelas >> à rayures ou à motifs utilisé à la couverture de la literie.

 COUTIL CALLE. Toile au tissage très serré unie ou à rayures fines ne laissant pas passer les plumes ni le duvet pour la confection de coussins ou de lits de plume.

 COUVERTURE. Etoffe posée sur l’ensemble des garnitures formant le siège et lui donnant son aspect définitif.

 CRAMPILLON. Cavalier ou <<conduit>> en forme de U à deux pointes pour la fixation des ressorts, joncs, cordes, etc.

 CRANTER. Donner des petits coups de ciseaux sur une lisière ou une couture qui tire. Libérer une étoffe dans les cintres pour qu’elle se mette en forme ou résorber un excédent de tissu.

 CRIN.

a)    animal : prélevé sur la queue ou la crinière des chevaux. Il est torsadé pour lui donner sa nervosité. Il apporte beaucoup de souplesse aux garnitures c’est pourquoi il est employé pour la garniture capitonnée ;

b)    végétal : fibre provenant de l’alfa ou des feuilles de palmier nain. Le crin végétal est livré en balles, cardé, ou en corde, en diverses qualités.

 CROSSE. Partie arrondie à l’avant d’une manchette ou d’un dossier, à bois recouvert.

 CRETONNE. Toile de coton, en général légère, imprimée de coloris vifs.

 CUVETTE. Garniture en creux ;  les bords (bourrelets) sont plus élevés que le centre. Utilisée pour retenir un coussin ou un matelas et pour donner plus de résistance sur les bords et retenir le crin le long du bourrelet dans une garniture capitonnée.

 DAMAS. Etoffe de soie. Souvent d’une seule couleur, parfois de deux. Les dessins apparaissent par opposition d’armure. Sur le parement le dessin est tissé avec une armure satin, sur un fond en armure toile, l’envers est inversé.

 DECORDER.  Détordre le crin  en corde, à  la machine (décordeuse) ou à la main  à l’aide d’un émerillon.

 DEGARNIR. Déclouer, retirer les semences fixant la couverture ou la garniture. Ce travail s’effectue avec précaution  pour ne pas endommager le bois en éclatant les feuillures ou les moulures ;

 DEVANTURE. Partie avant de la garniture d’un fond de siège.

 DEVANTURE SEPAREE. Guindages indépendants sur lesquels reposent les garnitures. Ce type de garnissage évite la déformation de la devanture.

 DOSSIERS DE LIT. Parties extrêmes du lit : le grand dossier est la tête du lit, le petit dossier au pied du lit.

 DOSSIER DE SIEGE.  Partie de  la chaise ou du fauteuil recevant le dos ;

a)    dossier intérieur : face du siège recevant la garniture ;

b)    dossier extérieur : arrière du siège  recevant l’entoilage placé en feuillure ou cousu.

Dossier dit «en cabriolet », le siège vu en plan présente un cintre intérieur (Louis XV, Louis XVI).

Dossier dit «à la reine », le siège vu en plan présente un dossier plat.

 DOUBLE FACE.

a)    se dit d’un coussin que l’on peut placer indifféremment sur une face ou l’autre ;

b)    tissu ne représentant pas de différence entre le parement et l’envers.

 DROIT FIL. Axes perpendiculaires suivant les fils de chaîne et les fils de trame.

 DUCHESSE. Siège de repos, du XVIIIè siècle, à deux dossiers inégaux nommés couramment chaise longue. Elle peut-être réalisée en deux ou trois parties et dans ce cas s’appelle duchesse brisée.

 ECHANCRER. Couper pour dégager un pied, un angle ou un obstacle.

 ELASTIQUE. Nom du ressort à sa création.

 EMBALLAGE. Pose d’une toile d’embourrure «droit fil » sur la mise en crin.

 EMBOURRURE. (toile). Fil de jute, de tissage peu serré, pour former la garniture et la piquer. Poids au m2 (180 – 310g).

 EMBU. Excédent de toile qu’il faut résorber (boisson).

 ENTOILAGE. Tissu placé sur l’arrière du dossier extérieur des sièges.

 ENTURE. Morceau raccordé de façon invisible pour élargir l’étoffe de couverture sur une garniture capitonnée ;

 EPAISSEUR. Hauteur de la garniture au-dessus de la ceinture. Désigne une garniture piquée et la différencie de la garniture à pelote.

 ETOFFE. Matériau obtenu par tissage de fibres, en général noble et destiné à la couverture des sièges, draperies, etc. (soie, laine, coton.)

 ETOUPE. Déchet de l’épuration du lin et du chanvre. Elle est constituée d’un mélange grossier de filasse et brins de paille et utilisée dans les garnitures bon marché. 

 FAUX COUSSIN. Garniture particulière, constituée de deux éléments permettant le passage des doigts entre ceux-ci ; simulé parfois par deux passepoils côte à côte.

 FERMETE. Terme désignant la souplesse d’une garniture.

 FEUILLURE. Elégie le long d’une feuillure permettant la fixation de l’étoffe sur un fond ou un dossier.

 FIL.

a)    de chaîne : fil de tissage sur la longueur de l’étoffe ;

b)    de trame : fil perpendiculaire à la lisière (passage de la navette au tissage ) sens désignant la largeur de l’étoffe.

 FIL DE FRONCE. Fil passé à point avant traversant l’étoffe de part en part.

 FORTE (toile). Toile de jute de tissage grossier plus serré que la toile embourrure, utilisée pour couvrir les guindages ou servant de contre-toile (poids au m2 : 380 – 420 gr).

 FRANGE. Passementerie décorative servant à la finition de bas de sièges, bords de rideaux etc…

 FUSEAU. Forme de bourrelet de la fin du XIXe siècle, gros au centre de la garniture et fin aux extrémités.

 FUITE. Angle de l’inclinaison au-dessus de la garniture d’un siège, avec l’horizontale.

 GABARIT. (Voir Calibre).

 GAINAGE DE MEUBLE. Habillage en tissu de l’intérieur des meubles, conservant leur possibilité de démontage.

 GALON. Passementerie sous forme de ruban épais utilisée pour dissimuler les semences, ou en application sur les sièges et rideaux pour les agrémenter.

 GANSE. Cordonnet en coton très souple utilisé pour la confection des passepoils.

 GAUFRAGE. Motif en relief sur une étoffe unie obtenu par des fers chauds ou des cylindres.

 GLAND. Elément décoratif de passementerie utilisé séparément ou en décor avec une cartisane ou pour terminer les embrasses ;

 GONDOLE. Forme des dossiers cintrés .

 GOUTTIERE. Défaut de la garniture provoquant des petits creux sur les bourrelets .

 GRASSE. (garniture). Garniture ou bourrelet très arrondi.

 GUINDAGE. Ensemble des ressorts maintenus à une hauteur déterminée par la corde à guinder qui prend le pavillon de chaque ressort souvent en quatre points ce que l’on appel le guindage en quatre.

 HARICOT. Forme de garniture des manchettes à pelote très arrondie pour les fauteuils et canapés (Louis XV en particulier).

 HOUZEAUX. Grosses épingles à tête ou à œil de 5 à 7cm de longueur ;

HOUSSE. Couverture mobile (définitive ou de protection).

INDISCRET. Siège à trois places (Second Empire) Les occupants se tournent le dos.

INFROISSABLE. Etoffe ne laissant  pas subsister la trace des plis après son utilisation

JACONAS. Toile très fine de coton, de couleur gris-bleu ou marron posée sous le siège couvrant le sanglage  (toile de propreté).JERSEY. De coton ou de fibres synthétiques, ce tissu à mailles très extensibles sert à recouvrir la mousse, pour faciliter le glissement de l’étoffe.

JONC. Sorte de roseau refendu avant l’emploi : pourtour de guindages suspendus, finition de sièges (gainés). ( maintenant le jonc est remplacé par une tringle d’acier ).

JOUE. Partie verticale sur les sièges de style comprise   entre l’accotoir, le fond , les consoles d’accotoir et le montant du dossier ; les joues sont garnies (marquise, bergère etc…), vides, ou cannées.

KAPOK . Fibres végétales courtes, soyeuses et douces d’origine asiatique ou africaine (kapokier, fromager). Il sert au remplissage des coussins bon marché.

LACAGE. Mise en place du crin dans le lacet par enroulement  en le répartissant régulièrement sur la surface du siège.

LACET. Longueur de ficelle non tendue comprise entre deux semences distantes d’environ 6 à 10cm, ou entre deux points arrières, ou avants.

LAIZE , LAISE, LE. Largeur de l’étoffe comprise entre deux lisières ( sens du fil de trame ).

LAME DE COUTEAU. Arête d’une garniture réalisée  au point de chaînette sur le bourrelet.

LAMPAS. Etoffe de soie tissée à dessins multicolores sur un fond uni de satin.

LENTILLE. Clou décoratif très légèrement bombé, de dimensions variées.

LEZARDE. Passementerie : galon à crête festonnée, répétitive.

LIASSE. Ensemble de coloris d’une étoffe de même nature.

LIGATURE. Morceau de ficelle permettant de relier le jonc au ressort ou d’assembler deux morceaux de jonc.

LISIERE. Bords parallèles aux fils de chaînes.

LISSE, LICE . Fils de trame tendus pour le tissage des tapisseries.

a)    tapisserie de haute lisse : le fil de chaîne est vertical

b)    tapisserie de basse lisse : le fil de chaîne est horizontal

LITERIE. Ensemble composant le couchage (sommier, matelas, oreillers, traversin, couvre-pied, édredon, dessus-de-lit, etc…)

LONG PAN. Traverse sur la longueur du lit permettant d’assembler les dossiers.

MACARON. Article de passementerie monté sur un moule en bois, de forme circulaire.

MANCHETTE. Petite garniture placée sur le bras d’un fauteuil ou d’un canapé, piquée ou à pelote selon le style.

MARCHANDISE. Terme utilisé pour désigner le crin végétal ou animal.

METIS. Toile dont la chaîne est en coton et la trame en lin.

METRAGE. Longueur précise de tissu pour réaliser un ouvrage (sièges, tentures etc…)

MISE EN BLANC. Couverture intermédiaire à l’aide d’une toile blanche avant la pose définitive du tissu .

MOHAIR.  Velours en poil de chèvre, très doux au toucher (velours d’Utrecht)

MOLLETON. Toile de coton pelucheux et doux utilisée sous les étoffes de sièges pour contre-doubler un rideau, tendu sous une tenture murale, etc…

MOTIF. Dessin ornant une étoffe qui se répète. La hauteur complète du motif donne le raccord.

MOULE. Support en bois , métal ou carton garni pour fabriquer des boutons.

MOUSSE. Matière souple pour la confection d’un siège, servant également de suspension. Deux origines :

Naturelle : le latex.

Synthétique : polyéther, polyuréthanne etc…

NANSOUK. Toile de coton très fine, au tissage très serré. Il sert d’enveloppe étanche au duvet pour la confection d’édredons.

NŒUD.

a)    éléments du ressort arrêtant le fil d’acier sur le pavillon ;

b)    entrecroisement de la corde à guinder qui évite le glissement du ressort ;

c)    arrêt du fil d’une couture.

ONCE. Ancienne unité de poids représentant le 1/16 de la livre française soit environ 30 g. Par tradition, la grosseur des semences est encore déterminée par le poids en onces de 1000 semences.

ONGLET. Angle à 45° formé par un galon pour suivre deux côtés perpendiculaires.

OREILLES. Parties ajoutées en haut du dossier d’un siège perpendiculairement à celui-ci afin d’y reposer la tête.

OURLET. Double repli d’étoffe pour éviter son effilochage.

OUVRIR LE CRIN. Aérer et carder le crin à la main, sans le sortir du lacet autour duquel il est enroulé.

PARMENTAGE . Couverture partielle destinée à habiller les chants d’une garniture (siège, sommier).

PARER. Amincir un cuir sur les bords pour éviter les surépaisseurs.

PASSEMENTERIES. Articles de décoration et de finition : franges, galon, effilés, glands, cartisanes, câblés, embrasses…

PERCALE GLACEE. Etoffe de coton très fine et très serrée, le plus souvent imprimée. Plus ce tissu est glacé plus sa fragilité est grande. Le procédé moderne << everglas >> rend l’étoffe lavable et moins cassante.

PERLE (clous). Clous décoratifs dont la tête est en laiton ou en fer et représente une demi-sphère (différents des éléments d’ornement sculptés caractéristiques du style Louis XVI).

PIQUAGE. Ensemble des points maintenant une garniture ( point droit, échelle, arrière, perdu, de chaînette).

PIQURE. Légère couche de crin animal disposée sur le dessus le la garniture piquée pour combler les trous provoqués par le piquage de celle-ci.

PLANCHER. Surface sur laquelle sont disposés les ressorts ou recevant le crin pour faire la garniture (exemple de planchers : sangles, toile forte, contre-plaqué, etc…)

PLAQUETTE. Elément de finition en bois ou en carton gainé d’étoffe s’appliquant en façade d’accotoirs ou épousant la forme d’une crosse de dossier de fauteuil à bois recouvert.

PLATEAU. Partie principale d’un ensemble passepoil (dessus de lit, fond d’un siège…

PLATE-FORME. Désigne le dessus d’un guindage suspendu. Se dit aussi des surfaces recevant un coussin ou une garniture.

PLI.

a)    partie de la couverture d’un siège permettant de dissimuler l’excédent d’étoffe dans un angle.

b)    Elément de la tête d’un rideau formé avec l’ampleur prévue à cet effet.

c)    Elément de draperie utilisé fréquemment pour le raccord de festons à l’antique

POINTE A CRETER. Pointe à petite tête ronde d’une longueur de 15mm employée en finition.

POINTE A DAMAS. Pointe identique, ayant le même usage, longue de 25 mm

PROFONDEUR ( de l’assise). Partie comprise entre la devanture et le dossier du siège sur laquelle on s’assied.

PUPITRE. Forme d’un coussin ou d’un traversin dont la section représente un triangle rectangle. Pour une literie le pupitre permet de surélever l’une des extrémités du matelas.

RABATTAGE. Opération qui consiste à donner la hauteur et la forme définitive à une garniture à l’aide des mains.

RACCORD. Hauteur complète d’un motif.

RAMIE. Matière végétale à fibres longues et fines utilisées pour les étoffes de qualité (ortie de Chine).

RAMPE. Garniture décorative sur le tour d’un siège.

RAPPEL. Corde qui maintient les ressorts en place, nouée sur chaque obstacle rencontré.

RENVERS. Angle formé par le dossier et la surface de l’assise. Il contribue au confort.

REPLAQUER. Réparer un siège en démontant soigneusement la garniture et en la remettant en place après consolidation ou réfection partielle.

SAIGNEE. Marque provoquée sur les étoffes fragiles tel le satin lorsque l’on y enfonce une semence qui tire les fils de trame.

SANGLE.  Bande de toile inextensible ou élastique de dimension inférieure à 9 cm que l’on  entrecroise et que l’on tend pour former un plancher de siège.

SATIN. Etoffe tissée de fils d’origines différentes (soie, coton, etc.) dont seuls les fils de chaîne sont apparents sur la face visible.

SEMELLE. Pièce de tissu cachée sous le dossier permettant la tension de la bosse. Elle est tracée sur place avant d’être assemblée à la couverture

SIFFLET. Garniture d’un dossier dont l’épaisseur diminue du haut vers le bas pour venir mourir sur le bois. Garniture dite aussi  « « en fuite »

SONNETTE. Fil généralement rouge placé sur la lisière d’une étoffe pour signaler un défaut.

SOUFFLET.

a)    bord souple d’un guindage suspendu (exemple : bord d’un sommier)

b)    partie cachée d’une housse de siège confortable pour éviter la déchirure de l’étoffe.

SUSPENSION. Souplesse donnée par le guindage, par les sangles élastiques ou la mousse pour les sièges modernes. 

TABLEAU. Garniture dont la tranche est à 45° inclinée vers l’intérieur. (dossier de style Louis XVI et Empire).

TAPISSERIE. Etoffe lourde exécutée selon un dessin (carton) par le passage de fils de couleurs :  haute lice Gobelins ; basse lice : Beauvais et Aubusson.

TAQUET. Petite pièce de bois, collée et clouée autour des pieds et des consoles pour fixer la garniture.

TENSION. Action de tendre une toile ou une étoffe suivant le droit fil.

TIRANT ou TIRETTE. Morceau de tissu ajouté à une étoffe pour sa tension et la fixation dans les parties cachées d’un fauteuil à bois recouvert.

VACHETTE. Cuir de jeune vache, très souple, utilisée côté fleur. Une peau mesure environ 4 à 5 m2 et ne se détaille pas.

VARECH. Espèce d’algue marine utilisée en guise de crin dans les régions côtières.

VELOURS. Etoffe de soie, laine, mohair, coton, synthétiques, à poils coupés, rasés ou bouclés. Les poils sont prisonniers par une duite simple ou double.

VERDURE. Nom donné aux tapisseries représentant des feuillages ou des sous-bois (LOUIS XIII).

VIF. (couper à). Couper franc

a)    couper l’étoffe le long des semences (sans rempli) pour la pose d’un galon ;

b)    laisser le bord de l’étoffe sur la coupe (risque d’effilochage ;

c)    duvet vif : il est arraché sur l’animal vivant pour lui conservé toutes ses qualités.

VIGNETTE. Petit galon de cuir permettant la finition d’une couverture en cuir le long de la feuillure et décoré d’un motif doré. Se trouve souvent sur le dessus de bureau.

VIOLONNE. (dossier). Forme des dossiers ressemblant au violon . Apparaît sous la Régence et se poursuit sous Louis XV, puis est repris sous Louis Philippe et le Second Empire.

VOLANT. Bande d’étoffe froncée, plissée ou drapée pour dissimuler les piétements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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